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un siècle d'écriture mécanique L'écriture mécanique par la machine à écrire. présentation de ma collection personnelle.

Collection privée de Yves LENCHON (tous droits réservés)

 

HISTORIQUE de la machine à écrire


La machine à écrire, instrument de bureautique, est une sorte d’évolution de l’imprimerie. Elle permettait à l’utilisateur d’imprimer les textes de son choix directement. Bien qu’elle ait été remplacée par l’ordinateur, la machine à écrire est encore beaucoup utilisée de nos jours par certains grands auteurs et elle compte encore beaucoup de passionnés qui continuent à la faire vivre.

 

     

Qui est l’inventeur de la machine à écrire ?

 

Il est  difficile de  répondre d’une façon précise à cette question. En effet, il n’est pas rare que plusieurs pays revendiquent la paternité d’une invention : c’est ainsi qu’en ce qui concerne la machine à écrire, on dit en France que l’inventeur serait l’Abbé CLEMENT, curé de CHATILLON-EN-BAZOIS (Nièvre) ; son invention (non brevetée) remonterait avant 1858.

 

Du côté italien, on fait état d’une machine dont l’auteur serait un avocat : Giuseppe RAVIZZA, né à Novare le 12 mars 1811. Il prit un brevet le 1er septembre 1855 à Turin. Cette machine avait un clavier à touches semblables à celles du piano et disposées dans l’ordre alphabétique. On y trouvait, comme de nos jours, un cylindre pour le papier et toutes les commandes se faisaient par leviers. Un spécimen de cette machine, appelée il cimbalo scrivano (la cymbale écrivain) pour sa ressemblance avec l’instrument de musique apparenté au clavecin, se trouverait au Musée civique de Novare (Italie).

 

Comme nous l’avons déjà dit, il est malaisé de savoir qui est le véritable inventeur ; ainsi, bien souvent, des inventeurs restent inconnus parce que leur œuvre demeure inachevée, leurs prototypes non perfectionnés ; parfois aussi, on peut déplorer leur manque d’ambition.

 

 

     

 

QUELQUES TYPES ANCIENS DE MACHINES A ECRIRE :

 

A titre purement documentaire, il est intéressant de situer certains types de machines à écrire dont, incidemment, vous pourrez rencontrer quelques spécimens dans cette exposition :

 

 

·        La machine à tampon encreur :

Les caractères reposent sur un coussin encreur (tampon) et peuvent ainsi écrire sans l’aide d’un ruban. Toutefois, avec le temps et l’inaction, les caractères toujours imprégnés d’encre s’oxydent et leurs gravures se désagrègent (machine DACTYLE).

 

·        La machine à barillet frappeur :

Application venue d’Outre-Rhin. Un barillet en alliage d’aluminium sur lequel les caractères sont gravés en relief, est relié par une crémaillère à un chercheur à aiguille que l’on promène sur le tableau où sont imprimés les lettres et signes. D’une main, on maintient l’aiguille sur la lettre du tableau, et de l’autre, on actionne la commande de frappe du barillet (Mignon, A.E.G., Haddy).

 

   

·        La machine Oliver :

Caractérisée par sa forme et son clavier à trois rangées de touches. Les barres à caractères en forme d’arceaux sont disposées verticalement en pyramides de chaque côté du guide-ruban ; elles viennent frapper le cylindre par rabattement. Chaque caractère porte trois gravures : une majuscule, une minuscule et un chiffre ou un signe, ce qui permet de n’avoir que trois rangées de touches.

 

·        La machine à double clavier :

Un clavier pour les majuscules et un pour les minuscules (Smith).

 

·        La Corona :

Petite machine portable dont le chariot s’articule et peut se rabattre sur le clavier afin de réduire son volume pour la transporter. Elle comprend également un clavier à trois rangées de touches.

 

·        La machine française Typo :

A mentionner dans la catégorie des machines portatives : toute la corbeille de barres à caractères est mobile dans un mouvement presque horizontal à l’opérateur.

     

 

LES TYPES DE MACHINES A ECRIRE DES ANNEES 50 :

 

A cette époque, les machines à écrire se construisaient en deux types différents :

 

·        La machine standard ou de bureau

·        La machine portative.

 

La machine semi-portative ou mixte se rattache à ce deuxième type, car seules ses dimensions varient et non sa conception.

 

Sur les modèles standard, on monte des chariots de toutes dimensions, mesurant de 25 à 75 cm et même plus. Certains constructeurs ont prévu leurs machines à chariots interchangeables, opération que peut faire rapidement et facilement une dactylo selon le travail qu’elle se propose de faire.

 

    

   

PRINCIPE GENERAL :

 

Il faut retenir que la presque totalité, pour ne pas dire la totalité des machines à écrire courantes, se présente avec le même principe :

 

Sur un châssis, base ou bâti renfermant tous les organes et pièces nécessaires à la frappe, se déplace un chariot portant lui-même le cylindre sur lequel se place la feuille de papier. Chaque frappe sur le papier fait avancer le chariot de l’espace d’une lettre.

 

 

Quelques exceptions à cette règle :

 

·        La Elliott-Fischer :

Contrairement au principe énoncé, le cylindre est remplacé par une table caoutchoutée (platine) sur laquelle se promène, d’arrière en avant et de gauche à droite, un chariot supportant l’ensemble des barres à caractères et des leviers de touche (tête). Cette machine sert surtout à des travaux comptables.

 

·        La Vari-Typer :

Bien que ne faisant pas partie des exceptions au principe général, elle offre toutefois cette particularité : les barres à caractères sont remplacées par des navettes porte-caractères circulaires et pivotantes. Le papier est placé entre la navette et un marteau qui, en frappant par derrière la feuille de papier, prend l’empreinte du caractère de la navette. Actuellement ce type de machine est équipé de navettes à trois rangées de 30 caractères, soit 90 caractères ; le métal est un alliage léger résistant. L’avantage de ces machines est de pouvoir facilement changer de navettes, donc de type d’écriture, et de pouvoir écrire en plusieurs langues.

 

 Remarque

 

Il faut noter que les machines électriques sont du type à frappe électrique combinée avec le retour électrique et l’interlignage automatique. Mais ces machines sont conçues selon le principe général énoncé.

Parmi ces machines à frappe électrique, citons les machines à écrire I.B.M., Olympia, Olivetti, Mercédès, Underwood, etc…

 

Notons qu’il existe dans le monde entier plus de 600 modèles différents de machines à écrire.

 

 

 

  

Un métier,

une passion,

une exposition  (qui a eu lieu en novembre 2005)

 

 

 

Un métier

 

J'ai débuté ma carrière professionnelle comme apprenti mécanicien mécanographe à SAINT-LO dès 1965.

 

La mécanographie, c’est tout ce qui concerne la fabrication, le commerce, l’utilisation et la réparation des machines à écrire, à calculer, comptables et autres machines de bureau.

 

A cette époque, il n’existait pratiquement sur le marché que des machines à écrire et des machines à calculer dont les performances étaient limitées par une conception mécanique diverse et variée selon les marques. Aussi, pour acquérir ma qualification, j'ai suivi les cours professionnels artisanaux de la Chambre des Métiers. Ayant les aptitudes requises et une forte motivation,j'ai ainsi réparé des centaines de machines et est suis intervenu près d’une clientèle très diversifiées, telle que : des écrivains, huissiers, Avocats, Notaires entreprises et autres bureaux de la région Normande.

 

 

 

 Une passion

 

 

Au final, c’est l’évolution de la bureautique qui m'a dirigé vers d’autres horizons. En effet, en passant de la mécanique à l’électronique, les entreprises qui n’ont pas su prendre la dimension de cette évolution se sont retrouvées devant un avenir incertain. C’est alors que je me suis orienté vers une autre profession.

 

Sapeur Pompier volontaire depuis 1974, j'ai intègré le corps de sapeurs pompiers professionnels de SAINT-LO (50) en 1985. Mon évolution de carrière m'a permis d'accéder au grade d'officier , en 2003, et d'occuper la fonction d'adjoint au chef d'un centre de secours.

Depuis le 1er juillet 2012, j'ai fait valoir mes droits à la retraite, après 47 années de vie professionnelle, dont 38 de sapeur pompier volontaire et professionnel.

 

Par nostalgie de mon ancien métier, c’est maintenant mon passse-temps (entre-autres)de restaurer les vieilles machines, accumulées au fil des années, pour leur redonner leur fonctionnalité d’origine.

Comme tout collectionneur, je suis animé par la passion,pour trouver des machines rares, dans les brocantes, caves ou greniers cachant des trésors. Certaines de ses trouvailles ont une histoire que je vous raconterai, dans la présentation de ma collection des anecdotes qui vous permettront de mesurer l'évolution du sécrétariat en "un siècle d’écriture mécanique".

 

 

Une EXPO (novembre 2005)

 

C’était la 1ère exposition de machines à écrire en Basse-Normandie et également la 1ère exposition pour moi.

   

Vous pourrez donc admirer environ 150 machines à écrire. La plus vieille date de 1887 (Hammond N°1 remodel) et la plus récente de 1978. Certaines possèdent leur mode d’emploi, leur facture et leur housse de protection. Toutes sont en état de fonctionnement. Toutes ont déjà servi (sauf une). Voici donc une occasion de mesurer le temps qui passe car pour certains, taper à la machine, c’était hier…

 

Alors si vous vous intéressez au sujet, c’est par mail que vous pourrez poursuivre votre plaisir d’en savoir plus à l’adresse :.

 

 

 PS: Je suis disponible pour faire une expo.

 

A voir: Le musée de la machine à écrire et à calculer de Montmorillon dans la Vienne. 

     http://wwwmachines-a-ecrire.fr/

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